DPC n° 12962325007 - 15 sept. 2023 (14h-17h) et 16 sept. 2023 (9h-12h)
Enseignant(s) responsable(s) :
Les maladies cardio-neuro-vasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France avec plus de 140 000 décès par an. Elles constituent la première cause de décès chez les femmes avec de fortes disparités sociales et territoriales. Elles sont l’une des principales causes de prise en en charge par l’assurance maladie avec plus de 5 millions de personnes prises en charge pour maladie cardio ou neuro-vasculaire, plus de 10 millions pour le traitement préventif du risque cardio-vasculaire. Les maladies cardio-vasculaires sont à l’origine de 10 % des séjours hospitaliers.
Le risque cardiovasculaire est multifactoriel, avec de multiples actions de prévention possibles surles facteurs modifiables. Cela passe par des modifications du mode de vie : alimentation, activitéphysique tabagisme alors que les facteurs de risque classiques : hypertension artérielle, dyslipidémies, diabète, nécessite très souvent d’y associer une prescription médicamenteuseadaptée.
La prise en compte du risque cardiovasculaire permet une analyse au niveau individuel, combinant habitudes de vie, facteurs de risques et antécédents. Ces éléments nécessitent une approche globale du patient, basée sur l’analyse personnalisée du niveau de risque et se prêtent bien à une prise de décision partagée. Les situations de cumul des risques sont fréquentes et cette approche du risque cardiovasculaire contribue à personnaliser les modalités de stratégie thérapeutique : interventions sur le mode de vie et traitements pharmacologiques.
L’épidémiologie indique que dans une même tranche d’âge la prévalence des accidents cardio-vasculaire est plus élevée chez les hommes que les femmes laissant croire à tort à une relative « protection » chez ces dernières. Il en découle une insuffisance de prise en charge par sous-estimation du problème ainsi qu’une moindre efficience de celle-ci alors que l’on observe une évolution défavorable du nombre d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral chez les femmes jeunes avec une inégalité dans la gestion du risque. Chaque jour en France, 200 femmes meurent d’un accident cardio-vasculaire.
Ce thème est fort logiquement prioritaire dans la stratégie nationale de santé 2018-2022 et dans le plan national de santé publique priorité prévention.